À l’aube de ma consécration pastorale…

Il est évidemment difficile de résumer ma vie en quelques lignes. Je me propose simplement de vous faire part de mon cœur à l’aube de ma consécration pastorale et de revenir sur quelques éléments du passé.

Il est vrai que j’ai eu le privilège de grandir dans une famille chrétienne. J’entre donc aujourd’hui dans la vocation que Dieu a fait grandir en moi depuis tant d’années. Je me souviens du jour où, vers l’âge de 6 ans, je lui ai dit "oui" dans mon for intérieur. Je savais que je ne le lâcherai pas, qu’il y aurait une passion, quelque chose de fort, de différent entre Lui et moi. Cela a été confirmé à l’âge de 12 ans, lorsque j’ai reçu le baptême de l’Esprit. Ce que je voulais par-dessus tout, c’était le servir ! Mes questions du moment étaient "quand ?" et "comment ?". Il me disait alors d’être patient et de continuer à avancer fidèlement… Il n’y a pas eu que des "hauts", je n’ai pas toujours été fidèle comme je l’aurais voulu. Je me suis laissé aveugler plus d’une fois sans réaliser que je m’éloignais de cet appel qui comptait pourtant tellement. En fait, entre 16 et 18 ans, je voulais toujours le servir, mais mes actes me menaient dans une toute autre direction ! Heureusement, Il n’a pas abandonné Ses projets pour ma vie. Il m’a ramené et fait expérimenter Sa grâce d’une manière particulière. D’ailleurs, un mot qui m’habite aujourd’hui spécialement c’est bien celui-ci : "grâce". C’est par grâce que je peux le servir de cette manière et je ne suis pas prêt de l’oublier.

On peut évidemment reconnaître un homme dans un ministère, mais peut-on vraiment parler de consécration ? Notre consécration est tellement profonde et intime. Cela va bien au-delà d’une cérémonie officielle. Les apparences sont souvent trompeuses, c’est pour cela que je tenais à vous partager mon cœur. Je reconnais aujourd’hui mes incapacités et c’est donc par Sa seule grâce et avec l’aide de Son Esprit que je désire le servir pleinement. Mon cœur est passionné pour Sa Parole et pour Son Eglise, je ne peux imaginer ma vie et celle de ma famille différemment. Il a choisi de nous mettre à part et bien je m’en réjouis. Finalement, par cette consécration, j’accepte de ne rien garder pour moi… J’adresse donc cette prière à mon Dieu : "Père, fais ton œuvre dans ma vie et ma famille par ton Esprit et que toute la gloire te revienne, amen".

En terminant, j’aimerais encore vous dire merci pour qui vous êtes. Merci pour vos encouragements, pour vos prières, pour votre affection. J’aime chacun d’entre-vous et je prie qu’ensemble nous puissions être ce peuple consacré qu’Il recherche ardemment.