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"L’œuvre de votre foi, le travail de votre amour, la fermeté de votre espérance" (1 Thessaloniciens 1.3)

Travail, œuvre, voilà des mots qui ne riment pas bien avec vacances et encore moins avec canicule, quand l’organisme souffre des températures élevées et n’aspire qu’au repos et à la fraicheur. En rédigeant ces lignes, l’apôtre Paul ne cherche pas à nous éprouver davantage mais encourage à ne pas rester théorique en ce qui concerne la foi, l’amour et l’espérance.

La foi des Thessaloniciens est vivante, agissante et enracinée dans la parole de Dieu (2.13). Ils ont mis tout en œuvre pour la diffuser dans toute la région environnante (1.8). Pour cela ils ont œuvré (ergon en grec signifie l’action, la tâche, le travail de chacun) afin que le maximum de personnes connaissent Christ. L’évangélisation d’une Eglise dynamique ne cesse jamais. Nous restons des témoins à temps complet ! Le Saint-Esprit nous a équipés justement dans le but d’être témoins de Christ et pêcheurs d’hommes.

Il est ensuite question du travail de l’amour et là encore les Thessaloniciens étaient des modèles (v7). Le mot grec kopos utilisé ici est un terme fort pour exprimer la peine du travail, l’intensité de l’implication de la personne, même en souffrant. L’amour agapé sous-entend cette notion et ne recule pas devant un effort qui va plus loin que le travail demandé. Il fait le deuxième mille et même plus dans le seul but de gagner l’autre par amour. Lors du culte du 12 juin nous avons vu Elisée à l’œuvre dans ce travail de l’amour (2 Rois 4). Dans sa prière et sa lutte contre la mort, il s’est totalement identifié avec l’enfant inerte afin de le ramener à la vie : un combat extraordinaire avec un résultat puissant, miraculeux.

La note de l’espérance chrétienne apparaît fortement dans la lettre aux Thessaloniciens. Les chrétiens croyaient que Jésus allait revenir incessamment. Ils étaient prêts. A tout moment l’Eglise pouvait être enlevée et ils s’en réjouissaient. Mais voilà, 2000 ans ont passé… Où en est la fermeté de l’espérance de l’église d’aujourd’hui ? Les Thessaloniciens étaient également exemplaires sur ce point (v9). Tournés vers Dieu, éloignés des idoles, ils servaient leur Seigneur tout en l’attendant. Ils vivaient comme si Jésus devait revenir aujourd’hui et servaient comme s’ils avaient encore 100 ans devant eux. Le mot grec pour fermeté est hupomoné qui veut dire littéralement rester sous. Il implique la patience, la persévérance, l’endurance, la conscience du long terme. Souvenez-vous : votre pasteur a exposé récemment le thème de l’enlèvement de l’église. Que ferons-nous de ces messages ? Que le Saint-Esprit nous aide à toujours être prêts, car sa venue est aussi certaine que l’aurore (Osée 6.3). Bon été à tous !