De dimanche en dimanche

Semaine après semaine

 

Cela va bientôt faire une année que je viens, semaine après semaine, chaque dimanche ou presque, au culte du matin de l’Eglise de Réveil de Genève. J’y viens toujours accompagné par ma femme, Madeleine, qui me conduit jusqu’à l’intérieur de la salle de culte, avant de retourner garer sa voiture où elle pourra. En fait, elle trouve toujours une place dans une des rues avoisinantes, sans problème. Moi, je m’assieds tout au fond, flanqué de mon déambulateur, et j’écoute les chants que le groupe de louange répète, tout en répondant aux quelques personnes qui s’arrêtent pour me souhaiter un bon culte. Au bout d’un moment, Madeleine me rejoint et m’annonce qu’une nouvelle fois, le Seigneur a bien fait les choses pour lui ménager une place pas trop éloignée, que je pourrai assez facilement rejoindre quand nous sortirons, avant la « grande foule »… En attendant, je profite de chaque instant du culte, même si, la plupart du temps, je modère toute expression trop « physique » de mon enthousiasme intérieur. En effet, je ne veux surtout pas me mettre à transpirer, je dois autant que possible éviter toute quinte de toux, en restant très calme, intérieurement, et en répondant d’une manière si possible détendue et intelligible aux différentes marques de sympathie qui me sont adressées. Rien de tout cela n’est vraiment naturel, tout demande un effort, mais Dieu est fidèle et bon. Puis, le culte proprement dit commence, et c’est extraordinaire comme je suis aidé – intérieurement – à y participer. Sans aucun doute, Dieu me veut là, le dimanche, dès 9 h 10 ou 9 h 15, et jusqu’à la Sainte Cène. Presque chaque parole, chaque chant, chaque prière qui sont proclamés trouvent en moi un écho intérieur et appellent souvent une réponse, le plus souvent intérieure également. Puis vient le moment où je fais signe à Madeleine que, pour moi, le moment est venu de partir. Une personne est toujours là pour ouvrir les portes ; visiblement, on comprend notre situation et chacun, chacune s’efforce de nous faciliter les choses. Tantôt, je suis simplement Madeleine jusqu’à la place de stationnement de notre voiture, tantôt je me laisse tomber sur la chaise ou le banc vers où la dame de la librairie m’accompagne, en attendant que ma femme vienne me chercher devant l’Eglise. Merci à chacun, à chacune, pour toute sa patience, sa prévenance et sa gentillesse. Merci, surtout, à Jésus, qui me conduit et me renouvelle à chaque instant.

 

  

Bien à vous.

 

Fred