En Jésus, point de désespoir

point de désespoir

Jean 19.23-24 "Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu d’en haut jusqu’en bas. Ils se dirent entre eux : Ne la déchirons pas, mais désignons par le sort celui à qui elle appartiendra. C’était pour que soit accomplie l’Ecriture : Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré au sort ma robe. Voilà ce que firent les soldats."

La tunique de Jésus avait-elle quelque chose de particulier ? L’homme pendu au bois, en agonie, est bien le Fils de Dieu, le Messie et il est aussi le souverain sacrificateur établi par Dieu (Hébreux 7.21-28). Or, il est écrit au sujet de la tunique du souverain sacrificateur qu’elle ne devait en aucun cas être déchirée – lire Exode 28 et Lévitique 21.10-12. Mais pourquoi déchirait-on ses vêtements ? Pour exprimer le chagrin, le deuil, un grand désespoir, un grand drame. En cas de détresse profonde, des personnes ordinaires et même des rois avaient le droit de déchirer leurs vêtements mais ce n’est pas le cas pour le sacrificateur ! Pour quelle raison ?

 Le souverain sacrificateur a un accès à la présence de Dieu dont il connaissait la puissance et la grâce et de ce fait il n’avait pas de motif pour déchirer ses vêtements, donc de marquer son désespoir total. Il savait que son Dieu avait toujours une solution et une issue heureuse – même au milieu de la souffrance – voilà pourquoi il n’a pas besoin de sombrer dans le désespoir. Il sait que Dieu peut tout, qu’il est proche de lui, qu’il contrôle toutes choses.

Jésus ne déchirera jamais sa tunique, même les soldats romains n’y toucheront pas !

Personne ne peut toucher à son ministère de sacrificateur en notre faveur. Il est écrit en Hébreux 9.24 : "Car Christ n'est pas entré dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu."

Si on lit Apocalypse 1.5-6 "A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père", on constate que le chrétien attaché au Seigneur n’a jamais besoin de désespérer, même si une situation lui semble fermée et sans issue. Aucune situation, si mauvaise soit elle, ne justifie le désespoir du chrétien. Déchirer ses vêtements (ou son espérance) voudrait dire : que Dieu ne peut plus m’aider, que tout espoir est perdu ! 2 Corinthiens 4.8-9 "Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir, persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus.".

Walter ZANZEN