En route vers le renouveau de la vie

Quiconque croit qu’il est impossible de relever des ruines abandonnées depuis longtemps devrait lire le livre de Néhémie. Ce fut l’objet de notre méditation durant la semaine de jeûne et prière de cet automne. Selon les échos, chacun, d’une manière ou d’une autre, s’est retrouvé dans le thème exposé chaque soir, encouragé à se lever pour bâtir (Néhémie 2.18).

Tout commence par un fardeau (Néhémie 1), celui de voir un changement. On ne peut pas simplement accepter que certains chantiers ne se terminent jamais, que l’ennemi réussisse coup sur coup à ouvrir des brèches pour s’infiltrer ! Une sainte détermination va saisir Néhémie qui retourne à Jérusalem pour démarrer ce chantier du siècle ! Homme d’action et de prière, il ne cesse d’être à son poste pour motiver, encourager et défendre sur tous les fronts et avec tant de sagesse !

Quel exemple ! Son nom signifie : Dieu console. Le Saint-Esprit est le Consolateur qui exerce un merveilleux ministère dans nos vies dans la mesure où nous le laissons diriger le chantier. En effet, c’est Lui qui peut relever ce qui est tombé, réparer ce qui ne fonctionne plus, nous aider à retrouver ce qui a été abandonné.

Animé par des promesses telles celle-ci : Eclatez ensemble en cris de joie, Ruines de Jérusalem ! Car l’Eternel console son peuple, Il rachète Jérusalem (Esaïe 52.9) et Ils rebâtiront sur d’anciennes ruines, ils relèveront d’antiques décombres (Esaïe 61.4), nous avons choisi, tout comme les Juifs du temps de Néhémie, de fermer les brèches qui nous rendaient vulnérables.

Grâce à la dynamique de Néhémie, la solidarité fantastique des gens, leur courage exemplaire et une solide confiance en Dieu, toutes les brèches seront fermées en seulement 52 jours – un record ! L’avez-vous remarqué, lorsque Dieu est à l’œuvre, des choses étonnantes se passent ?

Le chapitre 8 du livre est le point phare de tout ce récit si instructif : un véritable réveil spirituel a lieu à la Porte des Eaux. Les cieux s’ouvrent encore plus et la puissance de Vie descend sur le peuple. Remarquez que ce n’est plus Néhémie qui motive, mais le peuple lui-même est demandeur : il se rassemble spontanément comme un seul homme (Néhémie 8.1) et désire ardemment écouter la Parole de Dieu pour connaître sa volonté. La soif est telle qu’ils sont tous touchés par l’Esprit (Néhémie 8.9). Le peuple veut encore aller plus loin et pour cela il a besoin de forces. Esdras, l’homme de Dieu qui travaille aux côtés de Néhémie, leur déclare : la joie de l’Eternel est votre force (Néhémie 8.10).

Bien-aimés, ne nous laissons jamais voler la joie, quelles que soient les circonstances : elle nous est donnée en Christ.
Avec vous, Walter Zanzen et l’équipe pastorale