Entrer dans le confort du Seigneur

"Mon joug est aisé et mon fardeau léger"

(Matthieu 11 :30)

Entrer dans le confort du SeigneurNul doute que nous sommes une société très privilégiée sur le plan du confort : chauffage, climatisation, transports, téléphonie, électroménagers, soins médicaux, aides sociales, assurances, retraites... On n’aurait pas osé rêver, il y a un siècle, du degré de confort que nous procurent aujourd’hui la science, la technologie ou l’administration. Or, ce confort peut nous paraître banal alors qu’il est toujours inaccessible pour des centaines de millions de frères et sœurs en humanité.

N’y a-t-il pas un revers à ces privilèges ? Ne devenons-nous pas douillets ? Ne risquons-nous pas de devenir aussi revendicateurs, soucieux de nous-mêmes à outrance ? Jésus, notre maître et Seigneur, se préoccupe des autres et il tourne nos regards vers les autres (Philippiens 2.4-8).

Une lecture attentive des chapitres 9 et 10 de Matthieu montre même que Jésus établit et envoie les douze apôtres d’abord par miséricorde : "Voyant les foules, il fut ému de compassion pour elles, car elles étaient harassées et prostrées comme des brebis qui n’ont pas de berger. Alors, il dit à ses disciples: La  moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. Et il appela ses douze disciples(...) Ces douze, Jésus les envoya..." (9.36-38 ; 10.1,5)

Il envoie plus tard 70 autres disciples, aussi pour annoncer la Bonne Nouvelle, chasser les démons, guérir les malades.  Se "dé-préoccupant" de tout, oubliant leur confort, les septante sont partis apporter paix et guérison, par la prédication et l’amour, à un monde qui souffre. Et, dans l’inconfort de leur mission, ils ont trouvé une satisfaction et une joie incroyables ! Ils reviendront plus tard vers Jésus piaillant comme des enfants enthousiastes (Luc 10.17-21).

Porter le joug de Christ, servir Dieu et le prochain, apportent une aisance de l’âme et un confort du cœur que le monde et ses avantages ne pourront jamais nous offrir... "Quiconque perd sa vie à cause de moi et l’Evangile la retrouvera". Qui veut la joie imprenable ?