Foi, espérance et amour


Vertùs théologales"Maintenant donc, ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour ; et la plus grande des trois est l’amour".
(1 Corinthiens 13.13)

On a appelé ces trois valeurs des réalités, car elles ne sont pas simplement morales, elles ne nous disent pas que faire, mais elles sont existentielles, elles dépendent de notre relation à Dieu et nous indiquent le chemin sur la voie de l’être.
 
Le premier élément est la confiance ou la foi, dans le sens de "croire en…", avoir pleinement confiance en quelqu’un qui se révèle être digne de notre confiance. La confiance se développe dans une relation vivante au Père.

L’espoir consiste à attendre quelque chose de précis : j’espère gagner au loto… ou guérir de telle maladie… Espoir léger ou profond qui peut, s’il ne se réalise pas, se transformer en déception ou en désillusion. En revanche l’espérance, elle, ne porte pas sur quelque chose de précis. C’est une autre forme de confiance, la confiance en l’avenir, quoi qu’il arrive, cette confiance qu’on restera toujours dans les mains de Dieu, même lorsqu’il n’y a plus d’espoir à vue humaine, y compris dans les épreuves de maladie, de mort ou de deuil…

C’est alors que nous pouvons vivre la troisième attitude. Celui qui vit dans la confiance et l’espérance peut pratiquer l’amour, selon l’hymne de la première épitre aux Corinthiens 13, c’est-à-dire l’amour gratuit, sans raisons, sans pourquoi.

Confiance, insouciance et gratuité, voilà selon Paul un véritable art du bonheur… Puissions-nous développer individuellement et en tant que communauté ces trois attitudes pour que nos contemporains redécouvrent cette grâce de vivre sous la bénédiction de Dieu.