Implantation d'églises en Inde

Du 9 au 20 février, le pasteur Walter Zanzen, accompagné de deux frères, s’est rendu pour la quatrième fois dans la région de Madras (Chennai) pour visiter l’œuvre VEIM (Village Evangelization of Indian Mission), œuvre que nous connaissons depuis près de 20 ans et que l’EER de Genève soutient sur une base régulière.

Invité pour être l’orateur de la conférence annuelle de la mission, Walter a apporté la Parole de Dieu à quatre reprises devant environ 1'400 personnes rassemblées à ces occasions. Des délégations du Nord du pays s’étaient déplacées, nécessitant un voyage en train de deux jours et une nuit, pour nous rejoindre à Chennai, lieu de la conférence. La situation des chrétiens en Inde, et spécialement au Nord, n’est certainement pas simple car le gouvernement surveille de très près ce qui se passe dans les églises et interdit les conversions (poussées ou motivées) depuis l’hindouisme. Dans certains États, la persécution est telle que les villageois, devenus chrétiens, rencontrent peu à peu une exclusion communautaire, puis la perte de leur travail sans parler des pressions ou ennuis collatéraux. C’était ainsi touchant de les entendre, tant par leurs  témoignages que par leurs chants, glorifier Dieu dans leur langue. Dans le Nord du pays, il existe des langues tribales qui n’existent qu’oralement. Leurs habitants se distinguent aussi du fait qu’ils portent d’autres habits et ont bien sûr d’autres habitudes. Mais tous aiment le Seigneur Jésus de la même manière que nous !

Alors que je me trouvais devant cette foule si disparate, je me demandais comment les rejoindre par une même Parole de Dieu, de plus apportée par un pasteur européen ? Comment toucher des personnes si différentes, sans pouvoir communiquer dans leur langue, ni connaitre leur besoins ? Seul le Saint-Esprit peut réaliser cette prouesse. Les échos furent très positifs.




A chaque voyage, une étape à ne pas manquer est la visite de l’école de couture. Cette école, destinée aux jeunes femmes de tout âge, a été une bénédiction pour nombre d’entre elles sans formation. Elle accueille des femmes de la région, chrétiennes ou pas, et leur apprend à fabriquer leurs propres vêtements et à en confectionner pour les autres, leur permettant ainsi de gagner un peu d’argent.

Je suis allé ensuite à l’école de la mission VEIM, une expérience magnifique ! Cette école, reconnue par le gouvernement, accueille pour le moment un peu plus de 500 élèves de 6 à 12 ans, soit le cycle primaire. A notre arrivée, les enfants sont tous debout, par ordre de classes, presque de manière militaire. Ils nous présentent ensuite quelques chants, récitent des textes, présentent une chorégraphie et prient. Le tout avec discipline et  rigueur. La vision de l’œuvre est de permettre aux enfants défavorisés de recevoir une éducation de qualité et d’accéder aux études. Des dons de l’extérieur sont indispensables pour le bon fonctionnement de l’école. Et particulièrement cette année alors qu’en tout début d’année, suite aux intempéries, le grand bâtiment scolaire a été abimé et nécessite des rénovations urgentes.

La visite en soirée dans les villages est une merveilleuse expérience. Pour les atteindre nous roulons entre une et trois heures. Les chrétiens se retrouvent, nous attendent et se réjouissent d’écouter les étrangers en les honorant toujours par la traditionnelle couronne de fleurs ou un châle. Lors des appels, à la fin de la prédication, la réponse est encourageante, les gens s’avancent et demandent tous la prière.

Le pasteur Halleluia, responsable principal de la VEIM, est un serviteur de Dieu très respecté et l’onction sur son ministère est reconnue unanimement. Il est continuellement sollicité pour la délivrance des gens chargés d’esprits mauvais. C’est toujours un peu une attraction car lors de certaines soirées, plus de 50 personnes sont délivrées et les gens en parlent partout autour d’eux. C’est d’ailleurs une des causes de la croissance des églises de la VEIM. Il faut dire qu’idoles et divinités ne manquent pas dans ce vaste pays de plus de 1,3 milliards de personnes, qui a tant besoin de Christ, où richesse extrême et pauvreté inacceptable se côtoient jour après jour.

« India, Jesus loves you ! » Merci de m’avoir lu et portons cette belle œuvre dans nos prières et avec persévérance. Merci !

Walter Zanzen

PS : Quelques photos sont disponibles en cliquant sur le lien ci-dessous