Je suis guérie au nom de Jésus-Christ !

Ma vie chrétienne, autant que je puisse m’en souvenir, commence en été 1987.

Un soir, une idée saugrenue me traversa l’esprit : j’étais un petit arbuste rond dans le désert ; tout à coup le vent se mit à souffler et, n’ayant pas de racines, je me sentais ballotter à droite et à gauche. Ce sentiment me fit mal physiquement et persistait. De ce fait, je pris un somnifère. Le lendemain soir cela recommença, le jour d’après aussi. Ce phénomène réapparut soudainement un après-midi alors que je repassais.

J’ai parlé de ce problème avec une amie qui me conseilla d’en discuter avec un psychiatre. Elle semblait penser à une dépression. J’ai téléphoné à un psychiatre pour tranquilliser mon amie, tout en sachant qu’il ne prenait plus de patients. Quelle ne fut ma surprise lorsqu’il me donna un rendez-vous. J’y suis donc allée et je lui ai raconté mon rêve afin d’avoir ses commentaires. Il me dit que mon rêve était quelque chose de sérieux. A mon deuxième rendez-vous, il me donna un livre qui avait pour titre : "Le bonheur est une invention humaine, cela n’existe pas".

Lors de la consultation suivante, je lui ai rendu son livre que je ne pouvais pas lire car il était écrit en caractères gothiques. De plus, il était clair que cette philosophie était erronée : le bonheur existe, ce n’est pas une invention humaine. Lors de mon quatrième rendez-vous, mon psychiatre était très excité et me dit : je ne peux plus vous conseiller ni vous aider. Je lui ai demandé pourquoi et il répondit : "Jacqueline n’avez-vous jamais encore pensé à Dieu ?"

Tout à coup j’eus très chaud. Je pensai : je viens vers un psychiatre pour apprendre que Dieu existe ! Il conclut : "les racines signifient la relation avec Dieu, vous cherchez Dieu" ! J’étais si désorientée par cette révélation qu’il s’excusa et me dit : "Vous allez faire la connaissance de beaucoup de monde".

Trois jours après, je rencontrai Hilary. Je ne la connaissais pas, j’avais simplement offert de dépanner une voisine qui recevait son fils en visite avec une amie. Hilary était une personne joviale qui ne semblait n’avoir jamais eu de difficultés dans la vie. Elle me donna un livre dans lequel son témoignage était publié : Jésus, Jésus, qui est Jésus ? Elle m’expliqua que j’étais comme une lampe qui n’était pas allumée, mais lorsque j’aurai du courant, je pourrai être éclairée. J’étais époustouflée : Jésus le courant !!! Jésus, je vis dans un pays chrétien et je n’avais encore jamais entendu parler de cela. Tout à coup je pensai aux martyres des premiers siècles. Une autre pensée me vint, nous sommes au XXe siècle. Ensuite arriva les guerres de religion, frères contre frères etc. Tout à coup j’étais persuadée qu’il y avait une force dans l’univers que je ne connaissais pas. Je demandai à Hilary ce que je devais faire et elle m’a expliqué comment je pouvais venir à Jésus.

Pendant trois jours, j’ai lu le Nouveau Testament. Je pompais le contenu de celui-ci comme une éponge sèche ; je vis dans un rêve des racines qui poussaient verticalement. Six mois plus tard je priais notre Père, au nom de Jésus, de me donner le baptême du Saint-Esprit, et Il me le donna instantanément, là, dans ma chambre à coucher, alors que j’étais seule. Alléluia !

Une année après cela, j’ai subi trois attaques cérébrales et suis restée deux jours sans connaissance. Dans ma détresse, j’ai demandé pardon à Dieu. Il m’a répondu: TU VAS RETROUVER TA SANTE. Ensuite, j’ai été conduite à l’hôpital de Saint-Gall. Les médecins n’étaient pas d’accord sur le diagnostic (virus ou inflammation). Où donc avait disparu mon sang ? Tout le côté droit de mon corps était paralysé et la pupille de mon œil droit n’était plus à la bonne place. Je ne pouvais plus écrire, je perdais constamment l’équilibre et ma mémoire à court terme était perdue. A la clinique de Zurich (pour une tomographie), il a été prouvé que j’avais eu trois attaques cérébrales.

De retour à Saint-Gall, j’ai reçu une cure radicale d’antibiotiques durant six semaines. Une nuit, la perfusion s’est bouchée et ma voisine a alerté une infirmière. J’étais si faible que je n’ai pas vraiment réalisé ce qui se passait. Seule une pensée occupait mon esprit : Dieu m’aime, Il sait que j’ai deux enfants et Il les aime ; de plus il m’a promis : "tu vas retrouver ta santé". Un médecin m’a laissé entrevoir que si tout se passerait bien, je pourrais retrouver mes capacité à hauteur de 80%. Dans mon cœur, une voix me dit : SI JE TE GUERIS, JE TE GUERIS A 100%.

Après trois semaines de traitement, les médecins décidèrent de me transférer à Münsterlingen. Je me réjouissais d’aller plus près de mon domicile. Seule dans la chambre, je me suis mise à louer de tout mon cœur le Seigneur en langues. Le Seigneur m’a aussi fait comprendre à ce moment que je manquais de connaissance pour pouvoir le suivre.

Une année plus tard, j’ai reçu une lettre d’Hilary et de son mari. Ils m’invitaient à venir à Tulsa, aux USA. Ils étaient dans une école biblique et avaient appris ce qui m’était arrivé. Ils écrivaient aussi que je pourrais être guérie à 100% uniquement en me fondant sur les paroles de la Bible. Le Seigneur me confirmait ainsi sa volonté. J’ai pris donc l’avion seule (mais avec le Seigneur) pour Tulsa.

Après huit heures de vol, je suis arrivée à Chicago, épuisée. Le bruit, les couleurs, l’agitation, mon anglais approximatif : tout cela me paniquait. J’ai crié intérieurement à Jésus pour qu’Il me montre où je devais aller pour prendre le prochain avion et pour qu’Il me donne la force. Le Saint-Esprit me parla en me disant : "Suis cet homme !" C’est ce que j’ai fait. Après avoir longé un corridor et prit l’ascenseur, tout comme cet homme, je suis arrivée au lieu exact d’embarquement. Dieu soit loué !

A Tulsa, j’ai dormi quatorze heures d’affilée. Durant cinq semaines, j’ai participé à l’enseignement de l’école biblique. Je sentais mon assurance et ma détermination grandir. Tout à coup, j’ai eu la conviction que je serais à nouveau en bonne santé si je me laissais modeler par Dieu. Je devais seulement croire et recevoir en le remerciant. Deux ans plus tard j’ai découvert des aptitudes que je ne connaissais pas auparavant. Le chemin vers la guérison a mis du temps, mais comme Dieu me l’avait promis : J’AI RETROUVE MA SANTE ! JE SUIS GUERIE A 100%.