La dîme : un acte volontaire, conscient et responsable

Voici 4 questions qui nous orientent à comprendre ce que la dîme doit représenter dans notre vie et pour nous encourager à la donner en toute liberté.

D'où vient la dîme ?

Abram fut la première personne de la Bible à pratiquer la dîme, en donnant le dixième de son butin de guerre à Melchisédech (Genèse 14.1-20). Son don était un acte de reconnaissance, un don volontaire et libre de toute obligation.

Puis, sous la loi du temps de Moïse, la dîme devenait une recommandation divine afin d’apprendre aux juifs à se rappeler qui est le grand Propriétaire de toute chose et de se réjouir en sa présence (Deutéronome 14.22-26), mais aussi à se souvenir de ceux qui manquent de moyens de subsistance (Deutéronome 14.27-29).

Le Nouveau Testament fait peu référence à la dîme sans pourtant l’annuler (lire Math 23.23). Les chapitres 8 et 9 de 2 Corinthiens parlent de l’état d’esprit joyeux dans lequel le don se fera. Le partage et la générosité d’un cœur bien disposé et touché par l’amour de Dieu en est le fondement.

Pourquoi 10% ?

La dîme désigne une offrande matérielle de 10% du revenu et des biens acquis, exprimant le droit divin. On reconnait par-là que tout est don de Dieu en définitive, même si j’ai travaillé dur pour gagner ma vie ! Car d’où viennent le travail, la santé et la force pour l’accomplir, le contexte de paix et de sécurité etc ? Certains commentateurs pensent que le chiffre 10 représente l’ordre parfait et la responsabilité de l’homme envers Dieu. D’autres disent que cela évoque également la totalité ou l’achèvement de quelque chose. Tout simplement, la dîme peut ainsi être décrite comme notre reconnaissance que TOUT ce que nous avons vient de Dieu, que TOUT lui appartient et que TOUT devrait lui revenir. Ainsi lui redonner le 10%, les prémices, signifie que je le reconnais Seigneur de TOUT.

Maintenant que nous ne sommes plus sous la loi, qu'est-ce qui a réellement changé dans la pratique de la dîme ?

On pourrait reformuler cette question autrement : sommes-nous encore obligés de consacrer 10% de nos revenus à Dieu ?
Bien avant l’apparition de la loi de Moïse, la pensée de la dîme existait (Abraham la donne, Jacob aussi Gen 28.22), c’est une pensée divine. Inspiré par le Saint-Esprit, ces hommes ont donné avec cœur et conviction. Alors que Dieu a fait une alliance avec le peuple d’Israël, Il a établi des lois pour leur servir de balises, ceci pour leur bonheur (Deutéronome 6.18) et afin d’être un peuple qui reflète la nature de Dieu.

Avec la venue de Jésus, une nouvelle vie nous est offerte : une vie donnée gratuitement alors que nous ne la méritons pas. Toutefois, il est important de nous rappeler que Jésus était venu sur terre, non pour abolir les lois, mais pour les accomplir. Le Nouveau Testament n’a aucunement enlevé la notion de l’obéissance à la volonté de Dieu. Pour nous aujourd’hui, les lois de l’Ancien Testament nous servent de pédagogues et convergent vers une seule : la loi de l’amour, la loi du royaume de Dieu enseignée par Jésus (Matthieu 22.37-39). Si nous aimons Dieu, si nous nous disons être ses disciples, alors nous prendrons plaisir à faire sa volonté.

De là, même si nous ne sommes plus sous la loi, donner la dîme reste une bonne pratique de base à condition que nous la fassions, non plus par obligation, mais par amour pour Dieu et pour notre prochain. Apprenons la générosité car Dieu est généreux avec nous. Il ne veut pas uniquement 10% de nos revenus, mais notre vie toute entière !

Peut-on s'attendre à des bénédictions quand on pratique la dîme ?

La dîme n’est pas une action conditionnelle. Il faut bien comprendre que la bénédiction de Dieu ne peut être conditionnée par ce que nous donnons ni par ce que nous faisons. Toute offrande est alors entièrement motivée par notre reconnaissance de ce que Dieu fait pour nous. Quoi qu’il en soit, la bénédiction immédiate que vous recevez lorsque vous donnez à Dieu c’est bien la joie de donner (Actes 20.35).