La foi, c’est croire pour voir

"Heureux ceux qui croient sans m'avoir vu!" (Jean 20.29)

Alors que nous vivons actuellement dans un monde matérialiste où tout se prouve physiquement ou par la règle, cette parole de Jésus nous est adressée et nous rappelle la valeur de la foi. Thomas ne voulait pas croire à la résurrection du Seigneur avant d'en avoir une preuve directe. En fait, aucun témoin de la résurrection n'a cru tout de suite avant d'avoir vu. Et il faut bien l'avouer, nous nous identifions tous un peu à ces personnes : peut-être par peur de se faire abuser ou d'être trahi, nous ne croyons que ce que nous voyons.

La foi implique une confiance totale de la réalité d’une chose invisible (Hébreux 11.1). Mais nous devons faire attention : ce n'est pas l'absurde, ni la crédulité, ni encore la naïveté. Il ne s'agit pas de croire à n'importe quoi. Sur ce point, Jésus a bien prévenu à l'avance l'apparition de faux prophètes dont il faut se méfier (Jean 24.23-26) même s'ils prétendraient apporter des preuves visibles. Au contraire, la foi nous fait voir ce que les yeux ne voient pas, nous fait espérer au-delà de ce que notre logique ose attester. Alors que la logique du monde nous apprend à voir avant de croire, avec Dieu les choses fonctionnent à l’inverse. Jésus dit à Marthe : "Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?" (Jean 11.40).

Aujourd'hui, Pâques nous invite à nous détacher des preuves visibles que nous voulons attendre avant de croire que Jésus est vivant et agit dans notre vie. Elle nous invite à être témoin de la Résurrection sans avoir vu les marques de crucifixion. Elle nous invite à entrer en relation avec Lui et recevoir par la foi la victoire qu’il a remportée pour nous.