La liberté, oui... mais jusqu'où ?

liberté

"Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai pas asservir par quoi que ce soit." 1 Cor 6:12

"Tout m’est permis". Lisant cette expression, tu pourrais dire "il a eu de la chance ce Paul. Il pouvait faire tout ce qu’il voulait. Il avait une liberté absolue, sans limite". Eh oui, ta remarque serait bien vraie si on en restait là. La suite du texte, introduite par le 'mais', semble restreindre le domaine de cette liberté. "Tout n’est pas utile". Ici, il faudrait se poser certaines questions : "qu’est-ce qui est utile et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Quels sont les critères pour définir l'utilité ou l'inutilité d'une chose ?...". Un pasteur américain a dit récemment dans sa pensée journalière : "Beaucoup de gens de nos jours disent avec insistance que nous devrions nous abandonner sans réserve à nos désirs… Cependant, ce n’est pas parce que vous désirez manger entièrement un gâteau au chocolat que c’est bon pour vous !" (traduction libre). L’utile serait "ce qui est bon pour toi". Tous tes désirs peuvent ne pas être bons pour toi. Un discernement sérieux s’impose. Parents, enseignants, autorités civiles et gens d’église sont là pour t’aider à le faire. Ce sont des personnes d’expérience: ils sont là pour t’indiquer la route à suivre. Peut-être, ne réussissent-ils pas à t’expliquer tout mais ils veulent te montrer l’utile.

"Je ne me laisserai pas asservir par quoi que ce soit". Le mot-clé est "asservir" : il signifie "réduire à l’esclavage, rendre esclave". Paul veut dire que dans ce 'tout' qui lui est permis, il est des choses capables de le rendre esclave. La prétendue liberté devient ainsi un moyen d’asservissement : donc une fausse liberté qui peut te conduire à ta propre perte.

En reprenant l’illustration ci-dessus, nous pouvons dire que celui qui s’adonne d’une manière désordonnée au gâteau chocolat devient esclave de son désir. La liberté peut donc se définir comme la capacité de "dire non" aux choses qui pour toi ne sont pas utiles, ne sont pas bonnes et qui risquent de te rendre esclave ; elle est cette capacité de renoncer à tes propres désirs, d'accepter leurs limites (tes désirs ne sont pas toujours bons) et d'oser regarder positivement le point de vue des autres ("Ne mange pas trop de gâteau au chocolat !"), même si celui-ci te semble parfois moralisateur.

2Corinthiens 3:17b dit "là où est l’Esprit de Dieu, là est la liberté". Je t'encourage à laisser cet Esprit demeurer en toi et te guider. Tu découvriras alors ce qu'est la vraie liberté.

Marius