Le prix de ma vie : Sa souffrance

Le prix de ma vie : Sa souffrance"Puis (Jésus) se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux." (Matthieu 24. 39-41)

Personnellement, je n’ai pas vraiment envie de méditer sur la souffrance de Jésus. Pourtant, je suis bien obligé de la prendre très sérieusement en compte, puisque je crois que Jésus m’a sauvé. Sauvé de quoi ? Du péché, de cette tendance bien ancrée en moi à ne considérer que mes aises, mon confort, mon égoïsme, etc., sans parler de choses plus graves.

Ce trait de caractère, inné en moi, en vous, en nous tous, a eu ses répercussions sur Jésus. Il a dû accepter la volonté de Son Père, Dieu. Jésus a donc décidé en pleine lucidité d’affronter une somme inouïe de douleurs, aussi bien de la part de ses tout proches amis, ses disciples, que de la part de ses ennemis de toute sorte, du monde visible et invisible. Sa chair a été lacérée, ensanglantée et torturée. Son sang a coulé. Son cœur a été littéralement brisé, au point de provoquer sa mort, un certain vendredi. Ensuite, le dimanche de Pâques, Jésus est ressuscité. Plus tard encore, il est retourné auprès de Dieu, son Père.

Tout cela, je l’ai entendu raconter par plusieurs, dès mon enfance, puis à l’âge adulte. Ils n’étaient pas tous croyants, d’ailleurs. Mais tous luttaient d’une manière ou d’une autre avec leur culpabilité. Or, certains d’entre eux ont accepté intérieurement Jésus et leur vie en a été transformée. Elle a été libérée de la puissance du mal. Pour moi, cela ne s’est pas fait facilement, ni en un instant, au contraire. Mes sentiments de mal-être intérieur et tout ce qui va avec ont eu la vie très dure. Pourtant, mon naturel n’est pas particulièrement tourmenté. Il a pourtant fallu que Jésus livre un combat prolongé en moi, lorsque je lui ai enfin donné mon consentement, lucidement et tout bien pesé. Il est en train de remporter la victoire, étape par étape, toujours avec mon consentement renouvelé.