Le sens communautaire des oies


La vie communautaire des oiesQuand, en automne, vous voyez des oies faire route vers le sud pour y passer l’hiver, volant en formation «V», il vous intéressera peut-être de savoir ce que la science a découvert sur les raisons de voler de cette façon.

C’est que pour voler les oiseaux battent des ailes et chacun de leurs battements crée simultanément une poussée vers le haut. En volant en formation «V», la population entière des oies augmente de plus de 50 % sa capacité de vol par rapport à celle d’un oiseau isolé.

Les gens qui font partie d’une équipe et partagent un même objectif vont dans cette direction plus vite et plus aisément parce qu’ils mettent à profit l’élan collectif.

Quand une oie sort de la formation, elle sent soudain un frein, une résistance, du fait qu’elle doit alors voler seule, et elle se hâte de rejoindre la formation pour bénéficier de la force du groupe.

Si nous avons autant de sens qu’une oie, nous partagerons l’information avec ceux qui ont choisi le même chemin que le nôtre.

Quand l’oie de tête devient fatiguée, elle prend place dans une aile de la formation, et une autre oie prend le relais.

Partager la direction et prendre son tour pour accomplir les tâches ardues est profitable et nécessaire pour le bien commun.

Les oies volant à l’arrière encouragent de leurs cris celles de tête afin qu’elles maintiennent leur vitesse.

Des mots de soutien et d’encouragement contribuent à insuffler de l’énergie à ceux qui sont aux premières lignes, les aidant à maintenir l’allure en dépit des pressions et des fatigues quotidiennes.

Pour finir, lorsqu’une oie tombe malade, ou est blessée par un tir et qu’elle chute, deux oies se retirent de la formation et accompagnent l’oie blessée pour l’aider et la protéger. Elles restent avec elle jusqu’à ce qu’elle puisse à nouveau voler, ou jusqu’à sa mort, et ensuite elles reprennent leur envol et rejoignent une autre formation.

Si nous avons le sens d’une oie, nous nous tiendrons aux côtes de ceux pour qui les temps sont durs.