Pâques, le triomphe de la vie

Victoire de la Croix

Pour beaucoup, Pâques, c’est la fête du printemps. Adieu l’hiver et toute sa tristesse. Bonjour au beau temps et au chocolat !... Si c’est tout, c’est trop peu. A quoi bon de croire si Pâques consiste seulement en ceci ? Célébrer Pâques, c’est faire mémoire de la mort et de la Résurrection de notre Seigneur Jésus : l’évènement fondateur de notre foi. Il ne s’agit pas d’une histoire passée qui n’a aucun impact sur notre vie actuelle, mais d’un évènement unique qui nous concerne aussi bien en ce monde d'ici-bas que dans le monde à venir. Nous pouvons bel et bien goûter la puissance de cette résurrection, si nous acceptons de mettre notre vie charnelle dans la mort du Christ.

"Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité" (Romains 8.34)

Chaque année, le temps pascal rappelle l’importance de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus. En fait, Christ ne nous a pas demandé de nous souvenir de sa naissance, mais bien de sa mort (Luc 22.19). Pourquoi ? Parce que Christ est mort pour nos péchés, preuve de son amour pour chacun de nous. Sur la croix, il porte ce que nous ne pouvons pas porter, il paye la facture que nous n’étions pas capables d’assumer. Sa mort nous libère du pouvoir, de l’emprise et de la tyrannie du péché. Alléluia !

Puis arrive le matin de Pâques. Par sa résurrection, Jésus est déclaré Fils de Dieu avec puissance (Romains 1.5). Il n’était pas possible que la tombe le retienne captif (Actes 2.24), car il EST la Vie et la Résurrection (Jean 11.25). C’est justement ce message qui retentira dès les premières prédications des disciples, mais qui fera aussi réagir bon nombre d’auditeurs (Actes 17.18, Actes 17.32, Actes 23.6, Actes 24.21…). Réactions, oui, mais aussi impact remarquable, car sans la résurrection, l’évangile n’est plus qu’une coquille vide.

Si le parcours naturel de l’existence débute par la vie et se termine à la mort, la vie spirituelle commence par la mort (à nous-mêmes et à une vie sans Dieu) pour entrer dans la vie éternelle et goûter la puissance de résurrection. Paul déclare : considérez-vous comme morts au péché et comme vivants pour Dieu en Christ (Romains 6.11). En résumé, voici comment fonctionne ce principe essentiel : la puissance de la résurrection se déploie dans la vie du chrétien lorsqu’il est d’accord de mettre sa vie charnelle dans la mort de Christ.

Et - cerise sur le gâteau - la promesse de la résurrection concerne aussi notre corps. Plus de bo-bo, ni de maladie, ni de souffrance. Le corps, temple du Saint-Esprit, sera glorifié, entièrement changé, totalement renouvelé, à l’image de Christ, lui, le chef de file de ceux qui sont décédés (1 Corinthiens 15.20). Tous meurent en Adam et tous revivront en Christ (v.22). Comme nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons l’image du céleste (v.49).

Pâques évoque tout cela, en rappelant l’œuvre parfaite de Jésus à la croix et sa victoire sur la tombe. Mais attention : ce n’est pas au printemps d’annoncer la bonne nouvelle, cette noble tâche est confiée à chacun de nous !

Walter Zanzen