Pourquoi me fais-je baptiser?

Pourquoi je ma baptise ?Je suis d’origine protestante réformée, j’ai été baptisé lorsque j’étais bébé. Puis, à l’âge de 17 ans, suite à des cours de catéchisme, j’ai confirmé mon engagement avec Christ dans la paroisse de Thônex. Bien sûr, je ne suis pas un chrétien parfait et je suis passé par des hauts et des bas, mais jamais je n’ai renié ma foi en Christ. Jésus m’a aidé à dépasser ma timidité et à aller de l’avant avec son aide. Toutefois avec le temps, j’ai ressenti comme un malaise avec mon baptême, comme quelque chose d’inachevé. J’ai compris alors que le baptême d’enfants était un acte de foi qui impliquait plus mes parents et mon entourage familial que moi-même. En fait, je n’avais été qu’un acteur passif de mon baptême et bien sûr comme j’étais bébé, je ne me souviens de rien du tout. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, j’ai envie de vivre mon baptême de manière consciente, comme l’approfondissement de mon engagement avec Dieu. Il est évident que je ne remets pas en question la précédence de la Grâce de Dieu dans ma vie et je suis reconnaissant envers mes parents d’avoir fait ce pas de foi en ce qui me concerne. Toutefois, je crois que le baptême doit être un acte conscient fait par une personne responsable, c’est-à-dire un acte d’obéissance et de repentance.

En fait, j'étais une personne assez solitaire, un peu timide, introvertie, j'avais peur de m'exprimer en public, et j’avais la hantise de rougir... en bon protestant calviniste je voulais cacher mes émotions... ma conversion s'est passée par paliers successifs lorsque j'ai découvert que le Christ s'intéressait à moi, ne me jugeait pas, mais m'invitait à me décentrer de moi-même pour aller à la rencontre des autres. Mais bien sûr ceci n'était qu'une étape, vous savez, notre vieille nature a tendance à nous dire : "Ah, mais maintenant ça suffit, j'en ai fait suffisamment, je veux m'arrêter là !". Cependant, le Seigneur nous appelle à continuer, à persévérer et à aborder d’autres étapes de la vie... La vie chrétienne n'est pas seulement faite d’évènements marquants, c'est aussi la vie professionnelles avec ses obligations, la routine parfois pesante, les collègues avec qui il faut apprendre à vivre et oser témoigner de sa foi...

C'est ainsi que j'ai été amené à me marier à l'âge de 41 ans. Cela a été une nouvelle étape de ma vie, pleine de nouveaux défis... Mon épouse étant elle-même Pentecôtiste, j'ai été amené à davantage approfondir ma foi... Finalement, j'ai pris conscience que je devais avoir une position plus franche vis-à-vis du baptême, je ne pouvais pas rester dans un compromis alors que la Bible est très claire concernant l'institution du baptême.

Par cette prise de position, je tiens à affirmer que l’Eglise des derniers temps ne peut plus se permettre de baptiser les enfants. Nous approchons du retour de Notre Seigneur et nous ne pouvons pas galvauder un symbole aussi beau et aussi parlant que le baptême. L’église primitive ne baptisait au début que des adultes, mais petit à petit, à partir du 4e et 5e siècle, certains responsables de l’Eglise d’alors, par manque de révélation de l’Esprit Saint ont accepté le baptême des enfants, et ce qui aurait dû rester une exception est devenu une habitude pleinement admise par la Tradition de l’Eglise. Mais est-ce qu’une coutume pratiquée par la majorité des gens est forcément juste ? Certainement pas, mais simplement ça arrangeait beaucoup de monde de ne pas remettre en question cette pratique, au détriment hélas de la force de ce symbole. C’est pourquoi, je crois qu’il faut absolument revenir à la symbolique du baptême telle qu’elle a été instaurée par Jésus et les apôtres. Il est temps pour les chrétiens du XXIe siècle de revenir à une visibilité qui soit comprise par tous et dont le sens n’échappe pas aux principaux intéressés. Aujourd’hui, je suis heureux d’être acteur de mon baptême qui, en quelque sorte, est l’aboutissement de trois phases : 

  1. Mon baptême d’enfant, que je considère en fait comme une simple présentation, qui témoigne de l’engagement de mes parents de m’éduquer dans la foi
  2. Ma confirmation de baptême qui était ma décision de m’engager dans l’Eglise du Christ
  3. Et maintenant à 59 ans - enfin ! - un baptême par immersion (le 23 juin 2013 dernier) qui donne pleinement sens à cet engagement

Donc, et j’insiste bien, à mes yeux, je ne considère pas cet acte comme un re-baptême, mais simplement comme l’achèvement d’un processus qui me paraît juste devant Dieu et ma conscience. Aujourd’hui, je concrétise ce que Dieu a déjà accompli par pure Grâce dans ma vie et je dis oui à ma nouvelle vie en Christ.

Merci au Seigneur, merci à l’Eglise de Réveil et merci à ma famille. Amen.

Témoignage de Serge Mercerat lors de son baptême en juin 2013.

Prions pour nos frères et soeurs qui se préparent actuellement pour leurs baptêmes le 03 novembre prochain.