Prendre le bon chemin: votre choix

"La route des hommes droits se détourne du mal, qui veut protéger sa vie prend garde à sa conduite." (Proverbes 16.17)

Il est juste et bon de demander à Dieu de nous délivrer du mal, du péché et de la chute. Mais Dieu nous demande aussi de veiller nous-mêmes sur notre voie. "La route des hommes droits se détourne du mal." Quelle est donc cette route, pour que nous y cheminions ? Dans l’absolu, il n’y a d’homme droit que le Seigneur Jésus. La route, le chemin des hommes droits, c’est Jésus Lui-même.

Dans Luc 7.37, il nous est parlé de cette femme connue pour ses mœurs "déréglées". La voici comme attirée par son amour vers les pieds de Jésus, qui, lui, ne marchait que sur les sentiers de la justice et de la miséricorde. Et, ces pieds, elle les a baignés de larmes – larmes d’amour ! – pour lui dire et son repentir et sa reconnaissance.

Se détourner du mal, ce n’est pas vivre sa vie en négatif, mais c’est choisir le Seigneur : "Ne reconnais-tu pas que sa bonté te pousse à la repentance ?" dit l’apôtre Paul (Romains 2.4). C’est peut-être là le problème : Nous ne voyons pas ce qui ne va pas chez nous. Nous ne nous trouvons pas si mauvais. En fait, disons-le, nous nous trouvons plutôt bien. La repentance, c’était pour avant la conversion pensons-nous. 

Loin de se couvrir d’un masque religieux, la pécheresse de l’Evangile nous enseigne le retour vers Dieu. Elle ne s’est pas détournée du mal par puritanisme, ou pour l’apparence de la piété, mais parce qu’elle se savait aimée de Jésus malgré ce qu’elle était. Avec sa repentance, elle a aimé passionnément, baisant de ses lèvres les pieds du Rédempteur (qui devaient être cloués sur la croix), les baignant de ses larmes et les oignant de parfum. Elle nous enseigne aussi le mépris du "qu’en dira-t-on" lorsqu’il s’agit de s’avouer pécheur et de témoigner sa gratitude au Sauveur. "Ses nombreux péchés sont pardonnés, car elle beaucoup aimé." (Luc 7.47)

Puissions-nous nous détourner du mal en choisissant chaque jour d’aimer Celui qui, sans tenir le coupable pour innocent, pardonne généreusement ceux qui s’avouent pécheurs, quel que soit leur degré d’avancement spirituel.