Ressens-tu les soifs de Jésus ?

Non, ce n’est pas une faute de frappe, vous avez bien lu : "les soifs", alors suivez-nous dans trois courtes réflexions qui découlent de cette exclamation de Jésus sur la croix : "J’ai soif !" (Jean 19.28)
De quelle soif s’agit-il ?


Une soif naturelle

On ne peut décrire la souffrance de Jésus, chargé de la croix, durant sa montée à Golgotha, puis la mise à mort par crucifixion, il n’y a pas de mots… Jésus a une soif et cette soif le fait horriblement souffrir. Sous le soleil et après quelques exercices, quel grand soulagement de pouvoir se désaltérer et boire un bon verre d'eau minérale pour assouvir sa soif ? Le Seigneur lui, au lieu d'avoir, ne serait-ce qu’un goutte d'eau pour mouiller ses lèvres, a dû boire le vinaigre de la haine des hommes ! Mais il ne s'en est pas plaint car il sait qu'il doit passer par ce chemin sombre et solitaire de la souffrance afin de nous permettre d'accéder au salut, à la réconciliation avec Dieu. C’était le prix à payer.

J’ai soif… rappelons-nous à quel point Jésus, notre Sauveur, était véritablement homme, de sorte qu’il comprend parfaitement chacune de nos souffrances, chacun de nos besoins, car il les a déjà vécus avant nous. Il est notre Emmanuel, Dieu au plus proche de nous, Dieu devenu humain pour prendre notre place, totalement...


Une soif spirituelle

Le soleil se cache pendant les heures de la croix ! Un phénomène naturel ? Pas sûr ! Spirituel en tout cas car le péché du monde est maintenant posé sur le Fils de Dieu. Pour nous Il devient péché (2 Corinthiens 5.21). Quelle réalité ! Un moment dramatique car Jésus se sent pour la première fois privé de la présence de son Père car il s’écrie : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné" (Matthieu 27.46). Jésus éprouve la soif spirituelle. Ainsi se sent l’homme lorsqu’il reste longtemps éloigné de Dieu et de sa Parole. Les symptômes en sont nombreux : une sensation de vide intérieur et d’insécurité, de fatigue incompréhensible, et un désir de prier et de rechercher le Seigneur…

Si vous êtes actuellement dans cette situation, pas de panique. Soyez plutôt contents d'être des assoiffés de Dieu, car c'est la preuve que Dieu veut que vous reveniez à lui, et que l'Esprit œuvre en vous pour faire ressentir votre besoin de communion en Christ. Dans ce cas, la seule Eau Vive qui pourra étancher votre soif qui se trouve en Dieu-même (Jean 4.14) et dans sa Parole. Sans Lui, l’esprit se meurt à petit feu !


Une soif d'âmes

C'est à cause de cette soif-là que Jésus a accepté d'aller jusqu'au bout de sa mission, de boire la coupe de souffrance jusqu’à la lie : par amour pour nous et par compassion, il reste sur la croix, pensant à chacun de nous. Il rachète les âmes perdues au prix de son sang. La Parole de Dieu affirme qu’à cause de nos péchés, nous sommes séparés de Dieu et condamnés à la mort éternelle. Mais Christ a accepté de lever cette condamnation par son sacrifice (Jean 3.16) et maintenant il brûle de désir afin que toutes les âmes, créées et aimées du Père, acceptent le cadeau de son amour. Il sauve aujourd’hui toute personne qui reconnait son œuvre de salut.

Mais le chemin ne s’arrête pas là. En effet, au moment précis où nous reconnaissons l’œuvre de Christ et que nous le recevons comme Sauveur personnel, nous recevons et revêtons une nouvelle identité d’enfants de Dieu. Plus encore, nous sommes appelés à ressentir au plus profond de notre être ce désir ardent du Seigneur de sauver les autres et à contribuer à la satisfaction de SON désir. Comment ? L’évangélisation est la plus belle manière de répondre au cri du Seigneur qui dit : "Si quelqu’un a soif qu’il vienne à moi et qu’il boive" (Jean 7.37), et encore "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos." (Matthieu 11.28). Soyons de bons ambassadeurs du Christ là où nous sommes, parlons de Lui, communiquons Son amour et transmettons l’espérance de la vie abondante par notre vécu.