Retour à la source

Revenir à la source pour trouver la vraie ressource"Maintenant encore, dit l'Eternel, revenez à moi de tout votre coeur." (Joël 2.12)

Ceux qui cherchent Dieu avec humilité et ardeur découvrent qu’Il est source inépuisable de vie, de joie, de lumière et de pureté. Ils découvrent en même temps combien l’âme de l’homme est abîmée, salie, faussée. Les prophètes et les apôtres, suivis de tant de saints, ont été de leur nombre ; et ils n’ont eu de cesse de nous appeler à revenir à cette source qui lave aussi bien l’âme que le regard, qui régénère aussi bien l’intelligence que le coeur.

La semaine de jeûne et de prière a généré dans beaucoup de coeurs une plus grande soif du Seigneur. C’est une très bonne chose : les énergies, les affections, les pensées de notre "vieux moi" tendent constamment à nous éloigner de Dieu. D’où la nécessité du retour volontaire vers Lui, vers Sa beauté, Ses pensées, Ses affections.

Le péché originel et universel nous place dans ce champ de liberté où nous pouvons choisir de revenir ou non vers le Seigneur. Oui, il ne tient qu’à nous, dans l’Esprit, d’honorer le Père en honorant le Fils Rédempteur par notre foi et notre obéissance à l’Evangile. Et aussi par un repentir qui est réponse d’amour à sa passion douloureuse. 

L’expérience montre que se reposer sur ses acquis ne produit qu’attiédissement et régression. Or Dieu est saint, très-saint. La sainteté de Dieu ! Qui la dira ? Qui la décrira ? Des hommes très avancés spirituellement comme Esaïe et Daniel, Paul et Jean, l’ont vue et sont tombés tout tremblants. Ne nous illusionnons donc pas sur notre avancement spirituel, mais reconnaissons que nous sommes pécheurs.

Voulons-nous goûter et voir combien le Seigneur est bon (Psaume 34.9) ? Ne ressemblons pas à ces croyants de Laodicée qui disaient : "Je vois clair, j’ai ce qu’il faut" ; disons plutôt, avec Jérémie, "fais-nous revenir à toi, Eternel, et nous reviendrons" (Lamentations 5.21). Car Dieu ne dédaigne pas un coeur contrit, au contraire, c’est là le sacrifice qu’il agrée, le sacrifice d’odeur suave (Psaume 51.19 ; Nombre 28.14).